Mes amis, je voudrais vous parler de l’art de l’adaptabilité.
En relisant la biographie de Steve Jobs par Walter Isaacson, je suis tombé sur cette phrase de Bob Dylan :
He not busy being born is busy dying.
Bob Dylan
Celui qui ne s’emploie pas à renaître s’emploie à mourir.
Elle exprime une réalité essentielle sur l’adaptabilité : rester pertinent ne consiste pas seulement à réagir au changement. Cela suppose de continuer à apprendre, à se remettre en question et à évoluer avant que les circonstances ne nous y obligent.
Dans le monde professionnel, nous parlons souvent de transformer les organisations, les systèmes et les processus. Mais aucune transformation durable ne peut réussir si les personnes elles-mêmes cessent d’évoluer.
L’expérience est précieuse. Elle peut néanmoins devenir une limite lorsque nous nous appuyons trop longtemps sur ce qui a fonctionné hier. Les compétences et les connaissances qui nous ont conduits jusqu’ici ne suffiront pas toujours pour nous emmener plus loin.
S’adapter, c’est donc accepter de questionner certaines certitudes, d’apprendre de nouvelles façons de travailler, de rechercher des perspectives différentes et d’abandonner les habitudes qui ne nous font plus progresser.
Cela ne signifie pas renoncer à ce que nous sommes ni compromettre nos valeurs. Il s’agit plutôt de développer nos capacités, d’élargir notre regard et d’améliorer continuellement notre manière d’agir et de contribuer.
Cette exigence dépasse le cadre professionnel. À chaque étape de notre carrière et de notre vie, nous avons la possibilité de devenir plus compétents, plus lucides et mieux préparés pour la suite.
L’adaptabilité ne consiste pas simplement à survivre au changement. C’est choisir de rester en construction, et de faire émerger, continuellement, une meilleure version de soi-même.
